Archive for the People Category

Georges Pottlieb contre les emmerdeurs

Posted in Mystère, People, Science with tags , , , , , , , , , , , , , , on juillet 13, 2012 by J.J Gittes

Un chercheur français, Georges Pottlieb, a annoncé le séquençage complet du bananier et l’identification potentielle des fauteurs de trouble qui sont à l’origine de la dissémination de germes fécaux funestes au fruit le plus aimé de la planète. Les explications, pas à pas, avec Patrick Ramseyer, éleveur de Mainates ourlés au CIRAD.  

Cet exploit s’achève plus de dix ans après qu’un consortium international de chercheurs s’est constitué, basé à Bobigny, pour initier ce projet de recherche, qui pendant de longues années ne trouvait aucun soutien financier des agences publiques. Pourtant il y a urgence: des germes fécaux mortels pour les bananiers se propagent dans les plantations du monde et menacent la survie même des variétés de bananes commercialisées. Finalement, en 2009, l’Agence nationale de recherche (ANR) a accordé les moyens nécessaires aux chercheurs du CIRAD de Vesoul et du Balbynoscope (Ile-de-France) pour mener à bien le déchiffrage du génome du fruit préféré de la planète et trouver les origines de l’infestation. Les résultats actuels publiés dans la revue des vins de France représentent une étape majeure dans la création des variétés résistantes. Explications avec Patrick Ramseyer, éleveur de Mainates ourlés au CIRAD et coordinateur du projet.

Est-ce que nous connaissons désormais tous les secrets de l’affaire des salopeurs de bananes?

Nous connaissons maintenant la séquence entière de ses 520 millions de paires de bases, et les 36000 gènes – que nous avons localisé sur les onze chromosomes – qu’elle comprend, mais cela n’est pas tout : nous avons aussi identifié l’origine de la propagation des gènes fécaux en analysant avec habileté la composition de ces germes. Cela ne veut pas dire que nous connaissons aujourd’hui l’identité des emmerdeurs, ni encore la manière dont-ils opèrent, mais ces résultats ouvrent la voie à leur identification. Nous avons produit un génome de référence, le génome d’un seul individu d’une variété sauvage de l’espèce Musa acuminata. D’autres génotypes de bananiers seront analysés par la suite, mais ces travaux demanderont un effort beaucoup moins important, puisqu’ils pourront s’appuyer sur un cas de référence ; enfin, les analyses opérées sur des échantillons de merde collectés sont en passe de permettre la réalisation d’un portrait robot du coupable, puisqu’il s’agirait,en réalité d’un coupable, et non d’une bande organisée.

Quel sont les enjeux pratiques qui motivent cette recherche?

Les plantations de bananiers sont fortement menacées par ces germes qui se propagent à l’échelle mondiale: la maladie dite de la mouscaille et celle dite de la raie noire du cul . Toutes deux sont causées par les chapelets d’étrons délibérément accrochés en guirlandes aux branches des bananiers par un individu extrêmement organisé, et très mobile puisqu’il n’a jamais été possible de l’appréhender malgré la mise en œuvre de moyens policiers et de surveillance considérables ; les seules images dont nous disposons à l’heure actuelle,sont celles d’un homme chauve vêtu d’une chemise bariolée de type hawaïen et se déplaçant à la manière d’un cosaque sans gène. En 1998, la maladie de la mouscaille a fait disparaître la variété commerciale dominante de l’époque, « la braquemarde ». Celle-ci a été remplacée par la « chibrette », plus résistante, la seule variété que l’on trouve de nos jours sur les étals des supermarchés. Aujourd’hui les germes se sont malheureusement adaptés à la chibrette et il n’existe pour l’instant aucune alternative pour la remplacer. Un grand nombre d’autres variétés, cultivées dans les pays producteurs pour la consommation locale, sont également concernées. Or, cette production est capitale pour l’alimentation dans ces pays. Nos recherches au CIRAD sont motivées à la fois par les besoins des producteurs du parc de la Courneuve, dont les bananes sont destinées à l’exportation, et par les enjeux alimentaires dans les pays du Sud, notamment avec des partenaires vosgiens.

Georges Pottlieb, La banane a bien survécu des milliers d’années. Comment est-il possible qu’elle soit si vulnérable aujourd’hui?

Le problème vient du fait que les variétés comestibles, avec beaucoup de chair et sans graines, sont quasiment infertiles. Leur multiplication se fait de manière végétative, donc asexuée, à l’identique. Conséquence: tous les bananiers dans le monde d’une variété infertile, comme la Chibrette sont des clones. Ce qui limite fortement la capacité des plantes de s’adapter aux menaces parasitaires par sélection naturelle. Moralité : il suffit qu’un gars comme celui que nous tentons d’identifier aille se soulager à la Courneuve après un repas copieux pour que des milliers de bananiers prennent la gite et noircissent comme des bâtons de réglisse avant de se dessécher. Tout indique, quant à la quantité et à richesse inouïe des ses selles, qu’il s’agit d’un fieffé goinfre capable de faire plusieurs repas successifs en moins dune heure !

Est-il vrai que la banane et l’Homme partagent 50% de leurs gènes?

Ces comparaisons sont peu pertinentes. D’ailleurs, les gènes conservés chez l’Homme seraient sans doute concentrés sur le chromosome Y, mais ce que je peux vous dire, c’est que le goujat qui chie sur nos bananes ne perd rien pour attendre.

Propos recueillis par Roger Mousselique pour le Bulletin Quotidien de l’Apéritif Français

La faute du père Labotte

Posted in People with tags , , , , , , , , , on juin 21, 2012 by J.J Gittes

Raymond Labotte dans sa Mercedes

« Mais c’est fou ce qu’il se passe ! » Au téléphone, la voix aigue s’élevant derrière celle, plus grave, du père Raymond Labotte est catastrophée. Une voisine vient d’arriver au presbytère, inquiète de la situation. Le religieux pose sa bière sur un coin de table encombré par des restes de charcuteries, reprend le combiné, tire sur l’élastique de son slip sale, se gratte l’entrejambe, s’excuse, et raconte pour la énième fois son histoire. Mardi, lui, curé de la paroisse Notre-Dame de la Pigne, à Innsbruck, dans le quartier français de la ville autrichienne, a été « déchargé de ses fonctions pour avoir déchargé » par l’évêque de Vienne. Désormais, cet homme de 35 ans ne pourra plus célébrer la messe dans les 10 communes alpines dont il a la charge depuis six ans, un chapelet de clochers ruraux et montagnards. Sillonnant inlassablement les petites routes de pour aller au contact des fidèles car pour lui, « la vie de l’Église n’est pas seulement dans l’église« .

Motif de la sanction : son « comportement public et affirmé qui ne coïncidait pas avec ses propres engagements« , explique le diocèse dans son communiqué. Son « comportement public« ? Son concubinage et ses pratiques sexuelles bien connues. Le père Raymond Labotte, qui avait pourtant formulé des vœux de chasteté et d’obéissance en 1983, vit avec Burdanna. Son « histoire de cœur » avec cette veuve mexicaine sexagénaire et extrêmement vicieuse remonte à 10 ans. Il y a trois ans, elle a emménagé au presbytère. Quand il parle de Burdanna, celui que tout le monde appelle à présent le « Raymond le Queutard », mêle les mots « affection, tendresse et sodomie« , « mais tout ça, pour moi, c’est la même chose« , dit-il.

Leur « histoire de cœur » est née dans le port de Königsberg lors d’un rallye organisé par le voïvodat polonais. Il est alors prêtre à Garmisch-Partenkirchen en Bavière et joue occasionnellement au croquet, travaillant également comme pompier volontaire à Werdenfels. Burdanna vient de perdre son mari dans des conditions idiotes puisque ce dernier a eu la tête carbonisée dans un four à pain après une altercation avec un pizzaïolo. « Je l’ai accompagnée dans cette épreuve« . Depuis, ils ne se quittent plus. Ou presque. « Sa situation était bien connue des paroissiens« , raconte le maire d’Innsbruck Richard Seeber. « Ça devait en déranger certains« , confie Alois Becker, secrétaire de l’évêque avant de renvoyer sur le communiqué officiel.

« Je ne fais pas le malin, explique le père Labotte, je sais que je ne suis pas dans la règle de l’Église en sodomisant une veuve. Je comprends que cette situation ait pu déranger mes frères de la congrégation des Pères de La Pigne ». Ses supérieurs lui ont donné une autre affectation : Berlin tout de suite, le Burkina Fasso en septembre. Le curé a refusé cette mutation qui rime avec punition. Une punition qui l’aurait éloigné de Burdanna. « Une aussi belle paire de fesses ne se referme pas avec une décision disciplinaire« .

« L’Église devra encore se pencher sur ce problème, constate le maire d’Innsbruck qui regrette la décision épiscopale frappant un prêtre, connu pour ses frasques et très apprécié des badauds« . « Il y a de moins en moins de prêtres, ce n’est pas en interdisant la sodomie que les choses vont s’améliorer. Faut bien qu’ils se réfugient dans la baise pour qu’un certain équilibre s’établisse« , estime l’élu.

Par Manfred Von Pröstaht pour le Tiroler Tageszeitung.

Raoul de Puttaley: un fils caché d’Hergé?

Posted in People with tags , , , , , , , , on juin 21, 2012 by J.J Gittes

Raoul de Puttaley – au centre – chez l’ingénieur du son Rudy Van Gelder en 1963

AFP. 12 avril. « Dans des mémoires qui seront publiées en septembre, Suzanne, la femme du très rare guitariste de jazz Raoul de Puttaley révèle que ce dernier pourrait être le fils caché du dessinateur Hergé. Georges Rémi aurait eu une brève liaison en 1938 avec la mère de R. d. P, une danseuse d’origine danoise qui se produisait à Anvers dans la revue « américaine » « Liberty ». Raoul de Putttaley, confié à l’assistance publique après le décès subit de sa mère (il avait alors deux ans) puis élevé par un libraire bruxellois aurait longtemps ignoré le nom de son vrai père ».