Les secrets de la Limba Stau

Posted in Science with tags , , , , , , , , , , on juin 21, 2012 by J.J Gittes

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Une récente publication de l’Institut roumain des sciences  de Bucarest fait flores dans la presse féminine internationale au point que le très glamour Cosmopolitan en a fait sa une la semaine dernière. Les jeunes femmes de ce pays se ruent sur les étals de viande de chien en salaison, spécialité ancestrale moldave provenant de la région de Chisinau dont la Roumanie voisine est devenue le principal importateur. D’après une étude qui vient d’être traduite en anglais et publiée dans The Lancet, cette viande, nommée indecent curva,  aurait des vertus inouïes. Prélevée au niveau de l’abdomen d’une espèce rare de lévrier nyctalope, riche en hormones cynochondriales, elle recèlerait des substances chimiques extrêmement actives sur le métabolisme féminin et provoquerait des changements physiques spectaculaires après une consommation quotidienne de seulement quelques semaines. Ces changements stupéfiants interviendraient au niveau de l’anatomie des l’appareil respiratoire et des muscles abdominaux. Une femme ( sur la photo avec son oncle) ayant accepté de participer à l’étude de IRS aurait ainsi vu son larynx s’allonger, se couder et se rétrécir à l’instar de celui du grand barzoï des steppes bessarabe ; une autre, son abdomen se rétrécir jusqu’à l’absurde comme celui d’un teckel adulte. Mais ces modifications anatomiques étonnantes ne sont pas en soi le but recherché par des milliers de jeunes filles ; ce sont plutôt leurs conséquences qui sont prisées puisque, accélérant le rythme et la qualité de la respiration, elles font haleter bruyamment et rejeter, à chaque élévation de la tension artérielle due à l’émotion, une langue épaisse hors de la bouche, créant l’effet recherché de limba stau qui est depuis des siècles un signe de raffinement érotique dans la gent féminine roumaine.

Ainsi le poète Gheorghe Sincai écrivait-il, le 28 décembre 1801, au milieu d’un terrible hiver qui lui avait perdre l’usage d’un de ses coudes: Les filles de la région de Chisinau sont absolument superbes, de ce que je pus voir depuis la fenêtre de la voiture à cheval qui m’emmenait dans les plaines de Moldavie occidentale: rousses et élancées elles ne se déplacent qu’en sautillant gracieusement le long des routes et tiennent dans leurs mains blanches une gorge abondante,  leurs langues grosses et rouges, saillant en permanence hors de petites bouches dont l’ouverture pour ainsi dire forcée, exhale une haleine si puissante que j’eus l’impression que mille chacals échauffés par le rut poursuivaient mon équipage; à cela il faut ajouter que mon cocher, un homme né dans la région et encore dans la force de sa jeunesse, a sauté de l’attelage pour se mêler auxdites ribaudes et n’a pas reparu bien que nous nous fussions longtemps arrêtés pour lui en laisser le temps. C’est donc mon valet, Cornélius, qui dut nous conduire à bon port, ce qu’il fit bien.

Déjà, dans les milieux ultras branchés parisiens, des jeunes passionarias de la limba Stau prennent d’assaut les boucheries roumaines de la rue du Nil et commandent des palettes entières d’indecent curva vendue par les commerçants à des prix exorbitants. Hier soir, à la terrasse du « Baroudeur », sis à l’angle de la rue Faidherbe, devisaient gaiement deux mousmés portant bas la menteuse tant que, si bien pendus, les appendices roses et tendres, reposaient sur le frais des tables de bistrot comme les deux grands corps glabres de cachalots qui se seraient échoués vifs sur le grès du Cap Fréhel.

Pour Les Inrockuptibles, Jean-Louis Chautemps.

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Importante saisie de mouches à merde à Bobigny

Posted in Mystère with tags , , , , , , , , , , on juin 20, 2012 by J.J Gittes

C’est dans une impasse donnant sur la rue d’Odessa à Bobigny que le SRPJ a saisi plus de deux cent kilos de mouches à merde raffinées soigneusement dissimulées dans la fausse cloison d’une baraque habitée par un mystérieux homme chauve. L’homme, parti sans laisser de traces et qui s’est enfui mardi aux aurores, nu à bord d’une Renault-16, serait le cerveau d’un vaste trafic de droseras élevées en toute illégalité dans le périmètre en friche de la station d’épuration de la ville. Les habitants de la baraque voisine, un couple de situationnistes brésiliens en exil (voir photo), seraient aux-aussi mêlés à cette affaire dans des termes qui restent à élucider mais qui ne font pourtant pas de doute, ces derniers ayant, pour leur part, avoué avoir caché des arbres à l’intérieur de leur canapé-lit et stocké des vidéos pirates pour le compte de leur étrange voisin . Le procureur de la République a par ailleurs décidé d’ouvrir une enquête après avoir visionné avec sa femme ces enregistrements choquants dont le contenu devrait bientôt faire l’objet d’une information publique.

Quelques éléments insolites sur le coup d’Etat raté du 12 mai 1839

Posted in Histoire with tags , , , , , , , , , , , on juin 20, 2012 by J.J Gittes

Il est à noter que le Georges Fiala mentionné ici et qui a eu une certaine reponsabilité dans l’échec du soulèvement est le père du balbynisme révolutionnaire ainsi que le quadrisaïeul de Pierre Fiala.
Fondée en 1837 par Blanqui, Barbès, Martin Bernard et Georges Fiala, la Société des saisons se subdivisait en « semaines » qui regroupaient six hommes et un chef. Quatre semaines formaient un « mois » de « 28 jours » (comptant donc 28 initiés et un chef). Trois « mois » constituaient une « saison » et quatre « saisons » formaient une « année». Au moins trois « années » ont vu le jour. Les membres de la société juraient devant les astres de respecter le régime insectivore néo-babouviste hérité des préceptes de Philippe Buonarroti qui n’était point maure et avait réussi à survivre pendant 15 jours en pleine réaction thermidorienne dans les caves du Châtelet en consommant les isopodes qui y pullulaient – il était ainsi réapparu rue de l’arbre sec le 2 fructidor 1794 suivant portant un étrange casque muni d’antennes et une robe noire festonnée, blessant Boissy d’Anglas avec une pince monseigneur tout en criant à tue tête « Moi le porcellionidé ! ».
Le 12 mai 1839, les « saisonniers » lancèrent une insurrection visant à renverser le régime de la Monarchie de Juillet. Passés à l’action à deux heures de l’après-midi, ils déclenchèrent le soulèvement rue Saint-Denis et rue Saint-Martin, tentant de s’emparer de la Préfecture de Police, de l’Hôtel de ville de Paris et du restaurant le Rocher de Cancale afin de satisfaire les objectifs politiques et sociaux qui étaient les leurs : instaurer la République sociale et provoquer la rupture des pratiques alimentaires du peuple dues à l’hégémonie imposée dès le 12 prairial par Couthon avec l’aide des Montagnards.
Bernard, Barbes, Blanqui, Fiala, pénètrent à 15H30 dans la cuisine de la fameuse auberge de la rue Montorgueil, jetant le contenu du parc à huîtres dans l’égout de Réaumur et déversant dans les casseroles des litres de lait de mites dans lequel ils mettent à mijoter les larves de hannetons collectées par Pierre Fiala sur les berges de la Seine la nuit précédente. Le cuisinier, un bonhomme dénommé Le Marsouilleux proteste, il est déclaré immédiatement ennemi de la République et, comme le voulait le balbynisme originel en semblable occasion, panné à vif devant les clients horrifiés par Blanqui lui-même qui n’hésite pas à rouler l’homme nu aux mains entravées dans l’œuf et la farine avant de jeter son corps dans une grande poêle pleine d’huile brûlante.
C’est gavés de tourtes à la coccinelle et les lèvres luisantes de gras d’élytres que les dirigeants révolutionnaires ressortent de l’auberge vers 17H00, constatant l’échec du soulèvement qui a fait plus de 70 tués dans leurs rangs.