Archive pour tourte

Quelques éléments insolites sur le coup d’Etat raté du 12 mai 1839

Posted in Histoire with tags , , , , , , , , , , , on juin 20, 2012 by J.J Gittes

Il est à noter que le Georges Fiala mentionné ici et qui a eu une certaine reponsabilité dans l’échec du soulèvement est le père du balbynisme révolutionnaire ainsi que le quadrisaïeul de Pierre Fiala.
Fondée en 1837 par Blanqui, Barbès, Martin Bernard et Georges Fiala, la Société des saisons se subdivisait en « semaines » qui regroupaient six hommes et un chef. Quatre semaines formaient un « mois » de « 28 jours » (comptant donc 28 initiés et un chef). Trois « mois » constituaient une « saison » et quatre « saisons » formaient une « année». Au moins trois « années » ont vu le jour. Les membres de la société juraient devant les astres de respecter le régime insectivore néo-babouviste hérité des préceptes de Philippe Buonarroti qui n’était point maure et avait réussi à survivre pendant 15 jours en pleine réaction thermidorienne dans les caves du Châtelet en consommant les isopodes qui y pullulaient – il était ainsi réapparu rue de l’arbre sec le 2 fructidor 1794 suivant portant un étrange casque muni d’antennes et une robe noire festonnée, blessant Boissy d’Anglas avec une pince monseigneur tout en criant à tue tête « Moi le porcellionidé ! ».
Le 12 mai 1839, les « saisonniers » lancèrent une insurrection visant à renverser le régime de la Monarchie de Juillet. Passés à l’action à deux heures de l’après-midi, ils déclenchèrent le soulèvement rue Saint-Denis et rue Saint-Martin, tentant de s’emparer de la Préfecture de Police, de l’Hôtel de ville de Paris et du restaurant le Rocher de Cancale afin de satisfaire les objectifs politiques et sociaux qui étaient les leurs : instaurer la République sociale et provoquer la rupture des pratiques alimentaires du peuple dues à l’hégémonie imposée dès le 12 prairial par Couthon avec l’aide des Montagnards.
Bernard, Barbes, Blanqui, Fiala, pénètrent à 15H30 dans la cuisine de la fameuse auberge de la rue Montorgueil, jetant le contenu du parc à huîtres dans l’égout de Réaumur et déversant dans les casseroles des litres de lait de mites dans lequel ils mettent à mijoter les larves de hannetons collectées par Pierre Fiala sur les berges de la Seine la nuit précédente. Le cuisinier, un bonhomme dénommé Le Marsouilleux proteste, il est déclaré immédiatement ennemi de la République et, comme le voulait le balbynisme originel en semblable occasion, panné à vif devant les clients horrifiés par Blanqui lui-même qui n’hésite pas à rouler l’homme nu aux mains entravées dans l’œuf et la farine avant de jeter son corps dans une grande poêle pleine d’huile brûlante.
C’est gavés de tourtes à la coccinelle et les lèvres luisantes de gras d’élytres que les dirigeants révolutionnaires ressortent de l’auberge vers 17H00, constatant l’échec du soulèvement qui a fait plus de 70 tués dans leurs rangs.
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